Ainsi parlait Zarathoustra (Richard Strauss)

Ainsi parlait Zarathoustra (Richard Strauss)

Cette pièce est utilisée en ouverture du film, illustrant l’alignement entre la Lune, la Terre et le Soleil, ainsi que dans L’aube de l’humanité et dans la scène finale du film. Cette musique semble illustrer la notion de progrès, et est utilisée lors de la séquence de la découverte de la notion d’outil (transition du singe à l’Homme) et à la fin du film (Homme à Surhomme). Richard Strauss lui-même disait à propos de cette musique et de son lien avec l’œuvre de Nietzsche : « J’avais l’intention Résultat d’images pour Ainsi parlait Zarathoustra (Richard Strauss)de suggérer, par l’intermédiaire de la musique, l’idée du développement de l’espèce humaine à partir de son origine et à travers les diverses phases de son développement, religieux et scientifique. »18.

Selon Didier de Cottignies, Stanley Kubrick avait initialement choisi le début de la Symphonie no 3 en ré mineur de Gustav Mahler comme musique principale de son film (le quatrième mouvement de cette symphonie fait intervenir une voix de contralto chantant un texte de Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche). En 1967, il reçut de son beau-frère à Noël une version d’Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss enregistrée par l’orchestre philharmonique de Berlin, conduit par Herbert von Karajan. En l’écoutant, Kubrick réalisa que l’introduction de ce poème symphonique serait plus adaptée que la symphonie de Mahler. Les droits d’enregistrement de Karajan n’étant pas disponibles, ce fut la version de Karl Böhm, avec l’orchestre philharmonique de Vienne, qui a été créditée au générique. Mais au cours de la postproduction, Kubrick remplaça discrètement l’enregistrement de Böhm par celui de Karajan et personne ne le remarqua23.